Dans le Nouveau Testament interlinéaire grec/français, de Maurice Carrez,
la traduction littérale de Jean 1:1 est donnée de la façon suivante :
« Au commencement était la parole, et la parole était auprès de Dieu,
et Dieu était la parole ».
Grec original :
Ἐν ἀρχῇ ἦν ὁ λόγος,
καὶ ὁ λόγος ἦν πρὸς τὸν θεόν,
καὶ θεὸς ἦν ὁ λόγος.
Translittération :
En arche en ho logos
kai ho logos en pros ton theon,
kai theos en ho logos.
Traduction :
Au commencement était la Parole,
et la Parole était avec Dieu,
et la Parole était Dieu.
Dans cette phrase, Jean utilise la forme du verbe "être" conjuguée à l'imparfait : “était”. En grec, c’est le mot "ἦν" (imparfait de eimi). Ce mot traduit une existence continuelle. C’est un mot sans limitation de temps. Il parle de l’existence avant l’époque actuelle sans aucune référence au point d’origine. On peut repousser “le commencement” aussi loin qu’on peut l’imaginer, et, selon Jean, la Parole était déjà là. Ainsi, la Parole est éternelle, on ne peut pas fixer un point de départ à son origine. Ce qu'a d'ailleurs souligné ce même Jean, dans sa première Épître : nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père (1 Jean 1:2).
En l'an 180, moins d'un siècle après la mort de Jean, Irénée enseignait la même chose dans son fameux "Traité contre les hérésies", livre II :